Tanzanie

Carte de la Tanzanie - © TheSafariCompany.net
Carte de la Tanzanie - © TheSafariCompany.net

Est-ce qu’une seule image mentale peut résumer l’expérience tanzanienne ? Des milliers et des milliers de gnous marchant à l’unisson au cours de leur migration annuelle dans le Serengeti, peut-être ? Ou bien une famille d’éléphants pataugeant dans la large et boueuse rivière Rufiji (Tarangire) ? Et que dire des lions rassasiés prenant le soleil au milieu des hautes herbes du cratère du Ngorongoro ? Evidemment, ce sont toutes ces images qui viennent à l’esprit quand on pense à la Tanzanie. Et à juste titre !


En vérité, la Tanzanie est une destination de safari sans équivalent. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : un quart du territoire a été préservé, avec en tête le célèbre Parc National du Serengeti et l’incroyable Réserve du Selous, ainsi qu’une riche mosaïque d’aires protégées qui accueillent en tout environ 20 % de la population des gros mammifères africains.


Mais la Tanzanie, ce n’est pas seulement les safaris. Il y a les sommets du Kilimandjaro et du Mont Meru, respectivement premier et cinquième plus hauts sommets d’Afrique. Il y a les lacs Victoria, Tanganyika et Nyasa, les trois plus larges d’Afrique. Et puis il y a, bien sûr, la magique île au épices, Zanzibar, perle de l’Océan Indien aux plages de rêve, aux fabuleux sites de plongée sous-marine et aux mystérieuses ruines médiévales.


Parc National du Serengeti

Migration au Sayari Camp - Serengeti
Migration au Sayari Camp - Serengeti

Un million de gnous… Chacun poussé par le même rythme ancestral, remplissant son rôle dans l’inexorable cycle de la vie : une lutte effrénée de trois semaines pour conquérir des territoires et se reproduire ; la survie pour les plus forts alors que les colonnes de plus de 40 kilomètres de long (25 miles) plongent dans les eaux infestés de crocodiles qui freinent leur exode annuel vers le nord ; le renouvellement de l’espèce qui passe par une brève explosion démographique – 8 000 bébés gnous naissent chaque jour – avant que la migration de 1 000 kilomètres (600 miles) ne recommence une fois encore.


Le plus ancien et le plus populaire des parcs tanzaniens, le Serengeti, est fameux pour cette célèbre migration annuelle au cours de laquelle six millions de sabots foulent la plaine, plus de 200 000 zèbres et 300 000 gazelles de Thompson se joignant aux gnous à la recherche de verts pâturages. Même quand la migration est terminée, le Serengeti est, sans aucun doute, l’un des plus beaux endroits que l’on puisse imaginer pour un safari : on y voit d’immenses troupeaux de buffles, des groupes d’éléphants et de girafes, des milliers et des milliers d’élans, de damalisques (« topis »), de bubales coke (« kongonis »), d’impalas et de gazelles de Grant.


Le spectacle de la lutte des prédateurs contre leurs proies est une constante du plus grand des parcs tanzaniens. Les lions aux crinières d’or profitent de l’abondance des ruminants. Des léopards solitaires hantent les forêts d’acacias bordant la rivière Seronera, tandis qu’un grand nombre de guépards rôdent sur les plaines du Sud-Est. Fait exceptionnel, on peut y rencontrer les trois espèces de chacal africain, la hyène tachetée ainsi qu’un grand nombre de prédateurs plus petits, depuis le protèle insectivore jusqu’au superbe serval.


Mais il n’y a pas que les gros mammifères à observer dans le Serengeti. Les éclatants agames et les damans de rochers se battent sur les blocs de granite isolés du parc. Plus de 100 espèces de bousiers ont été enregistrées, ainsi que plus de 500 espèces d’oiseaux, de l’énorme autruche à l’étrange secrétaire en passant par les aigles noirs qui planent sans effort au-dessus des Monts Lobo.


L’impression de liberté procurée par les grands espaces qui caractérisent les plaines du Serengeti, de la savane brûlée par le soleil jusqu’à l’horizon miroitant, est aussi sidérante que le safari lui-même. Et, après les pluies, l’étendue dorée se transforme en un immense tapis vert piqueté de fleurs sauvages. Sans oublier les collines boisées et les termitières, les rivières bordées de ficus et d’acacias teintés d’orange par la poussière. Le Serengeti est peut-être populaire, mais il est si grand que vous serez sans doute le seul à assister à la chasse menée par une troupe de lionnes à la recherche de leur prochain repas!


Cratère Ngorongoro

Le cratère du Ngorongoro est souvent appelé « l’Eden de l’Afrique » ou la « 8ème Merveille du Monde ». Une visite au cratère est un passage obligé pour les touristes venant en Tanzanie et une attraction de premier plan. Dans le cratère, de grands troupeaux de zèbres et les gnous paissent paisiblement pendant que les lions paressent au soleil. A l'aube, le rhinocéros noir en voie de disparition retourne se mettre à couvert dans l’épaisse  forêt sur les bords du cratère après avoir passé une bonne partie de la fin de la nuit à manger de l’herbe couverte de rosée. Juste en dehors de la crête du cratère, Les Masaai font paître leur bétail sur les pâturages verdoyants des hauteurs du volcans. Ils vivent côte à côte des animaux sauvages depuis des siècles.

 

L’aire de conservation du Ngorongoro comprend le célèbre cratère du même nom ainsi qu’Olduvai Gorge et d'immenses étendues de plaines des hauts plateaux, bush maquis et forêts, qui ensemble, couvrent environ 8’300 kilomètres carrés. Une aire protégée dans laquelle seule les tribus indigènes telles que les Masaai sont autorisés à vivre à l'intérieur de ces frontières. Les lacs Ndutu et Masek abritent une grande population d’animaux sauvages, ainsi qu'une série de pics montagneux et de volcans ce qui fait du paysage de la zone de conservation, un paysage unique et magnifique. Bien sûr, le cratère lui-même, qui est en fait un volcan effondré sur lui-même et s’appelle une caldera, est l'attraction principale de cette zone de conservation. Des lodges sont situés  sur ses crêtes, et après une belle descente jusqu’au fond du cratère, en passant par des forêts tropicales luxuriantes et une épaisse végétation, la flore se transforme en plaines herbeuses lorsque vous arriverez dans le fond du cratère.  Un safari dans cet endroit est vraiment incroyable et magique, et les vues que vous aurez sur les crêtes du Ngorongoro sont inimaginables.

 

Un autre lieu magique est la gorge d'Olduvai, où ont été découvert des restes d’humains  datant de plus de 1,8 millions d’années. Il s’agit de l’australopithèque de Bosei, un des chainons de la l’évolution de notre espèce. Dans un petit canyon, juste au nord du cratère,

 

Le cratère du Ngorongoro et l’aire de conservation du Ngorongoro est sans aucun doute unes des plus belles régions de la Tanzanie, imprégné d'histoire et grouillant de vie sauvage. En plus des safaris en 4x4 dans le cratère du Ngorongoro, d’Olduvai Gorge et ses sites anthropologiques, des randonnées pédestres  et des treks peuvent être fait  à travers la zone de conservation du Ngorongoro et sont des options de plus en plus populaires. Quoi que vous choisissiez, les hauts plateaux du cratère resteront sans aucun doute comme un des points culminants de tout safari en Tanzanie.


Le Lac Manyara

S’étendant sur 50 kilomètres au pied des falaises brunes et rouges, hautes de 600 mètres, qui caractérisent l’escarpement de la vallée du Rift, le lac Manyara est un joyau célébré par Ernest Hemingway comme « le plus beau [qu’il ait] jamais vu ».

 

Le dense circuit de safari qui traverse le Parc permet de découvrir un microcosme tout à fait représentatif de la Tanzanie. Depuis l’entrée principale, la route serpente à travers une jungle luxuriante où des groupes de babouins forts d’une centaine de membres paressent sur les bas-côtés, où des cercopithèques à diadème escaladent avec légèreté les anciens acajous, où de menus guibs se déplacent avec précautions entre les ombres et où d’énormes calaos provoquent une cacophonie dans la haute canopée.

 

La riche plaine et son horizon ouvert à l’Est, par delà le lac alcalin jusqu’au bleu des pics volcaniques qui s’élèvent à l’extrémité des steppes massais, contrastent avec l’intimité de la forêt. Des troupeaux d’énormes buffles, de zèbres et de gnous se rassemblent sur cette plaine herbeuse, comme le font aussi les girafes – dont certaines sont si sombres de pelage qu’elles peuvent apparaître noires de loin.

 

A l’intérieur de la plaine, une courte ceinture de bois d’acacias sert de refuge aux légendaires lions de Manyara, souvent perchés sur les branches des arbres, et à des éléphants aux impressionnantes défenses. Des escadrons de galidies filent entre les acacias, tandis que le minuscule dik-dik de Kirk broute dans leur ombre. Les silhouettes d’un couple d’oréotragues se détachent souvent sur les rochers, au-dessus des sources chaudes en ébullition, sur la rive du lac, à l’extrémité Sud du Parc.

 

Manyara permet un premier contact de qualité avec la faune ornithologique de Tanzanie. Plus de 400 espèces ont ici été enregistrées, et même un touriste qui visite l’Afrique pour la première fois peut raisonnablement espérer en voir une centaine en un seul jour. Parmi eux, les milliers de flamants roses lors de leurs perpétuelles migrations, et plusieurs autres oiseaux aquatiques tels les pélicans, les cormorans et toutes sortes d’échassiers.


Parc National de Tarangire

Vie sauvage au Sanctuary Swala - Tarangire
Vie sauvage au Sanctuary Swala - Tarangire

Jour après jour de cieux sans nuages.

 

Le soleil féroce suce l'humidité du paysage, cuisant la terre et la rendant d’un rouge poussiéreux et l'herbe fanée aussi fragile que la paille. La Rivière Tarangire n’est plus que l’ombre d’elle même comparé à la saison des pluies. La faune et la flore sont aux abois. Des nomades assoiffés ont erré des centaines de kilomètres sachant qu'ici, il y a toujours de l’eau.

 

Les troupeaux de parfois 300 éléphants creusent le lit de rivière asséché pour découvrir des cours d'eau souterrains, tandis que les gnous, zèbres, buffles, impalas et autres gazelles s’entassent dans les minuscules lagunes qu’il reste. Le parc détient la plus grande concentration de faune et flore de Tanzanie, à l’exception du Serengeti – une aubaine pour les prédateurs - et le seul endroit en Tanzanie où l'antilope des régions sèches comme le l’oryx et le « gerenuk » à long cou peuvent être régulièrement observée.

 

Pendant la saison pluvieuse, les animaux se dispersent sur plus de 20,000 kilomètres carrés jusqu’au moment où ils auront épuisé les plaines vertes et les cours d’eau une fois encore. Vous pourrez heureusement facilement observé les grands troupeaux d’éléphant que ce soit à la saison sèche ou humide.

 

Les marais, de vert teinté durant toute l’année, sont l’endroit idéal pour plus de 550 espèces d'oiseau.

 

Des monticules de termite désaffectés sont souvent fréquentés par les colonies de mangoustes naines ainsi que par les paires de barbet rouge et jaune, qui attirent l'attention sur eux par leur bruit caractéristique, semblable au rouage d'horloge.

 

Les pythons de Tarangire montent aux arbres, comme le font également les lions et léopards, se prélassant sur les branches où le fruit de l'arbre « saucisse » ressemble à s’y méprendre à une queue de félin.


Le Parc National des Montagnes de Mahale

Greystoke Mahale - Montagnes de Mahale
Greystoke Mahale - Montagnes de Mahale

Enfoui profondément au cœur de l’Afrique, inaccessible par la route et situé à seulement 100 kilomètres (60 miles) de ce lieu mythique où Stanley prononça son immortel « Docteur Livingstone, I presume ? », l’endroit rappelle une plage idyllique d’une île de l’Océan Indien. Les criques de sable blanc et soyeux bordées par les eaux azur du lac Tanganyika sont surmontées par les pics couverts de jungle, surplombant la côte de plus de 2 000 mètres : les montagnes retirées et mystérieuses de Mahale.

 

Les montagnes de Mahale abritent les derniers chimpanzés sauvages d’Afrique : une population d’environ 800 membres, habitués aux visites des touristes depuis la création d’un projet de recherche japonais dans les années 60. Partir à la découverte des chimpanzés de Mahale est une expérience magique. Les yeux entraînés du guide repèrent les zones de repos de la nuit précédente : des amas de branchages à la cime des arbres. Des restes de fruits à moitié mangés et des excréments dévoilent une piste qui vous entraîne au plus profond de la forêt. Des papillons s’envolent entre les taches de lumière. Et soudain, vous êtes parmi eux. Ils se lustrent le poil en petits groupes, se chamaillent bruyamment, bondissent entre les arbres, dansent sans effort de liane en liane.

 

La zone est aussi connue sous le nom de Nkungwe, la plus haute des montagnes, considérée comme sacrée par les habitants de Tongwe. Culminant à 2 460 mètres (8 069 pieds), c’est le pic le plus élevé de la chaîne des Mahale. Et si les chimpanzés représentent l’attraction principale, les pentes abritent une faune sylvestre diverse, en particulier le colobe rouge, les cercopithèques à diadème, les singes à queue rouge et un impressionnant kaléidoscope d’oiseaux colorés.

 

Vous pourrez suivre l’ancien pèlerinage des habitants de Tongwe vers les esprits de la montagne en randonnant à travers la ceinture de forêt tropicale – territoire d’une race endémique de colobe d’Angola – jusqu’aux crêtes herbeuses parsemées de bambous. Puis vous baigner dans les eaux incroyablement claires du lac d’eau douce le plus long (second en profondeur) et le moins pollué du monde, où l’on peut trouver 1 000 espèces de poissons, avant de rentrer comme vous êtes venus, par bateau.


Parc National de Katavi

© MDumont
© MDumont

Isolé, dépourvu de clôtures et rarement visité, Katavi est totalement sauvage, offrant aux âmes intrépides qui le visitent un arrière-goût de ce que fut l'Afrique il y a un siècle. Troisième parc de Tanzanie en superficie, il se situe au Sud-Ouest du pays, au bout d'un bras de la Vallée du Rift qui se termine avec l'étendue, peu profonde et calme, du lac Rukwa. 


La plus grande partie du Katavi est couverte par un enchevêtrement informe de brachystegias, territoire de nombreuses mais discrètes populations d'élans, d'hippotragues noirs et rouannes. Mais le principal centre d'intérêt du Parc reste la rivière Katuma et son réseau hydrographique, composé des lacs Katavi et Chada. Durant la saison des pluies, ces étendues d'eau luxuriantes et marécageuses sont un havre pour des myriades d'oiseaux et abritent la plus dense concentration d'hippopotames et de crocodiles de Tanzanie. 


C'est pendant la saison sèche, quand l'eau se retire, que le Katavi devient vraiment lui-même. Réduite à un filet d'eau boueuse, la Katuma représente le seul point d'eau à des miles à la ronde et les plaines alentours accueillent des populations de mammifères qui défient l'imagination. Environ 4 000 éléphants s'y rassemblent, accompagnant des troupeaux de plus de mille buffles, tandis que l'abondance de girafes, de zèbres, d'impalas, de reduncas fournit des proies faciles aux nombreux lions et hyènes tachetées qui y ont élu territoire. 


Le spectacle le plus singulier du Katavi est celui offert par ses hippopotames. A la fin de la saison sèches, près de 200 d'entre eux peuvent se vautrer ensemble dans une vasque de profondeur suffisante. Et quand les hippopotames se rassemblent en un seul et même lieu, la rivalité des mâles s'accroît – des combats sanglants se déroulent tous les jours – et les infortunés vaincus sont condamnés à errer sur la plaine jusqu'à ce qu'il se sentent suffisamment en confiance pour affronter de nouveaux défis. 


Parc National de Ruaha

Eléphants à Jongomero - Ruaha
Eléphants à Jongomero - Ruaha

Le safari commence dès l’atterrissage de l’avion. Toute en jambes et en cou, une girafe court le long de la piste, singulièrement élégante dans sa maladresse. Un troupeau de zèbres parade derrière elle. Plus loin, sous un énorme baobab, quelques représentants de 10 000 éléphants de Ruaha – la plus importante population de tous les Parc Nationaux d’Afrique de l’Est – forment une barrière de protection autour de leurs jeunes. Rivalisant seulement avec Katavi pour la préservation de sa faune sauvage, mais bien plus aisément accessible, Ruaha protège une vaste étendue de brousse rocailleuse et semi-aride caractéristique du centre de la Tanzanie. La large rivière Ruaha, qui court le long de sa frontière Est lui apporte sa vitalité. Torrent tumultueux durant la saison des pluies, la Ruaha se transforme par la suite en un chapelet de précieuses mares, au milieu d’un aveuglant lit de sable et de rochers.


Un superbe réseau de pistes suivent la rivière Ruaha et ses affluents saisonniers où, durant la saison sèche, les impalas, les cobes defassa et d’autres antilopes risquent leur vie pour quelques vitales gorgées d’eau. Et le risque n’est pas négligeable : non seulement à cause de la vingtaine de lions qui règnent sur la savane, mais aussi en raison des guépards qui chassent dans les prairies et des léopards qui se cachent dans l’enchevêtrement des fourrés. Cet impressionnante variété de prédateurs s’accroît en outre de hyènes rayées et tachetées et de plusieurs groupes conséquents de chiens sauvages, une espèce en voie de disparition.


L’exceptionnelle diversité des antilopes de Ruaha est due à sa localisation, à la rencontre de la savane d’acacias de l’Afrique de l’est et de la ceinture de forêts de miombo de l’Afrique Australe. La gazelle de Grant et le petit koudou sont ici à l’extrême sud de leur territoire qu’ils partagent avec l’hippotrague noir et le rouanne, ainsi qu’avec l’une des plus importantes populations de grand koudou d’Afrique de l’Est (l’emblème du Parc, identifiable à ses magnifiques cornes en tire-bouchon.) Une même dualité peut être observé dans la liste des 450 oiseaux que l’on peut observer : les parents du barbet – un joli oiseau jaune et noir dont le cri fréquent est un son caractéristique de la brousse du sud – voisinent à Ruaha avec des espèces endémique du centre de la Tanzanie comme les inséparables à cou jaune et le spréo cendré.


Réserve de Selous

Bateau sur la rivière à Selous Safari Camp
Bateau sur la rivière à Selous Safari Camp

A seulement 200 kilomètres à l’ouest de Dar es Salaam se trouve la superbe réserve de Selous, une des réserves les plus méconnues d’Afrique. Avec une superficie de 55'000 kilomètres carrés, la réserve de Selous est presque deux fois plus grande que la Belgique et 4 fois plus grande que le Serengeti au Nord de la Tanzanie et couvre environ 5% du territoire tanzanien. Si vous rajouter à cela les deux réserves qui bordent Selous, Mikumi au nord et Kilomhero à l’ouest, vous obtenez une superficie totale de 90'000 kilomètres carrés de terres sauvages sans aucune influence humaine.

 

La réserve est traversée par la rivière Fufiji, la plus grande rivière de l’Afrique de l’est et qui draine la plupart des eaux du sud ouest de la Tanzanie. Vous trouverez plus de 1'000'000 de grand mammifère à Selous et environ la moitié de la population d’éléphant de Tanzanie. La réserve est unique en son genre car seul une superficie de 10% a été ouverte au tourisme dans le nord de celle-ci (le reste du parc étant fermé aux visiteurs).

 

Ce secteur au nord de la rivière Rufiji se compose principalement de plaines ouvertes recouvertes d’herbes grasses et est parsemée d’arbres Terminalia Spinosa (arbres de petites tailles et à la tête plate) ce qui en fait un paysage typique de safari. Mais cette partie du parc est également très diversifiée et de denses forêts peuvent être vue à l’est, des plaine ouvertes au centre et des collines due à d’ancien volcans à l’ouest.

 

La réserve est en plus traversée par de multitude de rivières asséchées dont les berges sont remplies de végétation et où la plupart des grands animaux de Selous passent leur journée.

 

Toutefois, une des plus grande attraction est la rivière Rufiji, car elle contient une des plus abondante population de crocodiles et d’hippopotames d’Afrique. La rivière forme par endroits des petits lacs sur lesquels un bateau peut naviguer. Le Selous Safari Camp se situe au bord d’un des ces lacs, abrité par une forêt de palmier.

 

A Selous vous trouverez plus de 2'100 espèces de plantes, 350 espèces d’oiseaux, 60'000 éléphants, 108'000 buffles et environ 1'300 sur un total mondial estimé à 4'000 chiens sauvages ce qui vous donnera certainement l’occasion de voir cet animal fascinant dans un endroit sauvage et reculé.


Parc National de Saadani

Vie sauvage au Saadani Safari Lodge
Vie sauvage au Saadani Safari Lodge

Les palmiers frémissent sous la douce brise océanique. Le sable blanc et l’eau bleue scintillent sous le soleil tropical. Des boutres traditionnels naviguent lentement, poussés par leurs voiles blanches et gonflées, tandis que des pêcheurs swahilis posent leurs filets, leurs silhouettes se détachant devant un éclatant lever de soleil.


Saadani se trouve à la rencontre de la brousse et de la plage. Seul sanctuaire de faune sauvage à s’ouvrir sur l’Océan Indien, il possède tous les attributs qui font de la côte tanzanienne et de ses îles une destination si populaire parmi les Européens à la recherche d’un coin de soleil. Et c’est aussi le seul endroit où les idylliques heures passées à se faire bronzer peuvent être interrompues par l’arrivée intempestive d’un éléphant ou celle d’un lion venant s’abreuver.


Protégée en tant que réserve naturelle depuis les années 60, Saadani est devenu un Parc National en 2002, et sa surface a été doublée. Si la réserve a beaucoup souffert du braconnage avant la fin des années 1990, un virage positif a été pris ces dernières années grâce à la lutte concertée contre les braconniers et l’intégration des villages dans le processus de préservation de la nature.


Aujourd’hui, un nombre surprenant de ruminants et de primates peuvent être observés au cours des safaris et des randonnées, et en particulier des girafes, des buffles, des phacochères, des cobes defassa, des reduncas, des bubales, des gnous, des céphalophes rouges, des grands koudous, des élans, des hippotragues noirs, des babouins jaunes et des grivets. Les troupeaux de plus de trente éléphants sont de plus en plus fréquents, et plusieurs lions ont établi leur territoire dans le parc, ainsi que des léopards, des hyènes tachetées et des chacals à dos noir. Une expédition en bateau le long de la rivière Wami bordée de sa mangrove permet d’observer des hippopotames, des crocodiles et une profusion d’oiseau marins et fluviaux, comme le martin-pêcheur de mangrove et le flamant de Lesser, tandis que les plages constituent l’un des plus importants lieux de reproduction de la tortue verte en Tanzanie continentale.